Au Québec, bien que l’acidité des sols détruise majoritairement tout ce qui est vestige de nature organique comme les témoins ostéologiques, ceux qui se conservent sont une manne d’informations sur le mode de vie ancestrale. Sur la terrasse 10B du site DbEl près de la rivière Sainte-Marguerite, c’est 870 000 fragments osseux qui ont été retrouvés et analysés dans une grande majorité comme étant du phoque. Dans ce cas-ci, les os indiquent qu’il s’agit sans doute d’un camp hivernal car le phoque se chasse beaucoup mieux l’hiver. La masse importante d’ossements chauffés à cet endroit a modifié le nature du sol et a permis à ces vestiges de traverser le temps jusqu’à aujourd’hui.